Point de vue des provinces
sur le PEICA

Institut d'été - Jour 3 - Vendredi 27 juin


Panel 1 long_Journée 3_Institut été 2014
Dans son introduction au panel, la modératrice Brigid Hayes a souligné le rôle important joué par les provinces dans la réalisation du PEICA: « Si nous avons du sur-échantillonnage, c’est parce que les provinces ont déboursé les fonds pour ca! » Il s’agit d’un changement positif dans la façon de faire qui est survenu avec le PEICA. Voici un compte-rendu des questions-réponses de ce panel réunissant des représentants des provinces canadiennes :

  • Diane C. Gordon, gestionnaire, reconnaissance des acquis et mobilité de la main d’œuvre (Nouvelle-Écosse)
  • Miriam Mc Laughlin, consultante en éducation au secondaire et en employabilité (Nouveau-Brunswick)
  • Regina Ramos-Urbano, coordonnatrice provincial – alphabétisation des adultes et technologie (Manitoba)

 

Brigid : Avez-vous eu des surprises lorsque vous avez regardé les statistiques de votre province?

Diane : La sous-performance de nos 16-24 ans est préoccupante.

Regina : Nous n’avons pas eu de grandes surprises, la plupart des données confirment ce qu’on anticipait. Par contre, nous avons poussé un sur-échantillonage des populations autochtones alors nous étions curieux de connaître les résultats issus du PEICA pour ce sous-groupe.

Miriam : Nous avions anticipé les résultats en littératie mais avons été agréablement surpris des résultats en résolution de problème. Ce qui nous intéresse plus particulièrement, c’est les tenants et aboutissants pour la jeunesse.

Brigid : On sait que le PEICA a été adapté pour cadrer davantage avec le PISA. Quel(s) lien(s) pouvez-vous faire entre ces 2 études au niveau de votre province?

Miriam : Ce rapprochement entre le PISA et le PEICA nous offre une perspective intéressante sur la transition entre le secondaire et l’éducation aux adultes. Cela pourra nous aider à améliorer les programmes en vue de faciliter la transition.

Brigid : Quelle a été la couverture médiatique du PEICA dans votre province?

Diane: Inexistante! Le sujet du PEICA est resté sous le radar médiatique puisqu’une élection provinciale avait lieu le même jour.

Regina : Nous nous sommes faits évincer de la une par une controverse sur les uniformes des Jets de Winnipeg! (rires)

Miriam : Le PEICA a reçu une petite attention médiatique avec quelques articles courts dans les journaux et quelques topos à la radio.

Brigid: Que retiendrez-vous de cet Institut? Qu’allez-vous partager avec vos collègues de retour dans votre province?

Regina : Je retiens trois choses de ma participation à l’Institut. Tout d’abord, d’être vigilant lors de l’interprétation des résultats, ensuite, de garder en tête l’importance du lien à maintenir entre la recherche et la pratique – et vice-versa puis, d’observer comment les politiques se traduiront dans la pratique.

Diane : Je vais ramener chez nous l’aspect des stéréotypes de même que les réflexions faites dans le cadre du panel sur la numératie. Miriam : Ce que je retiens, c’est la nécessité d’être innovateur et créatif dans notre approche pour l’interprétation des données de même que l’importance de créer des partenariats.

En conclusion du panel, Normand Lévesque du RESDAC a salué et souligné la grande implication des provinces dans le PEICA : «Il y a une ouverture de la part des provinces, ce n’est pas comme en 2003. On sent une réelle volonté des provinces d’utiliser les données du PEICA pour améliorer les politiques et les pratiques.»

Propos recueillis par Marisa Curcio



Partager
Mots-clés
Written by admin