Page d'accueilfacebook Nous joindre Carte du site English Imprimer cette page


Histoire d'un virage

2008-2013

 

Enquête internationale sur l’alphabétisme
des adultes (EIAA) de 1994

Au Canada, 52% des francophones âgés de 16 ans et plus éprouvent des difficultés sérieuses avec la lecture.

statistiques

Extraits de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes (EIAA)

En 1994, une première enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes a été menée dans les pays membres de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).

Avec cette enquête, on est passé du concept d'alphabétisation à celui d'alphabétisme. L'alphabétisme est l'aptitude à comprendre et à utiliser l'information contenue dans un texte. On y retrouve bien plus que la simple capacité de lire, d'écrire ou de calculer propre à l'alphabétisation. L'alphabétisme est un continuum sur lequel s'échelonnent des niveaux de capacité qui varient selon le type d'information et la complexité des tâches.

En fait, à partir de cette enquête, ce sont les connaissances des sujets qui sont analysées et non ce qu'ils ignorent.

Globalement, cette enquête nous apprend que 200 millions d'adultes dans les pays industrialisés sont analphabètes fonctionnels.

L'Enquête internationale sur l'alphabétisation des adultes fournit des données pour trois catégories distinctes de capacités de lecture, lesquelles sont réparties en cinq niveaux d'aptitude.

Quelques chiffres selon les niveaux d'aptitude

Au niveau 1

  • 25 % des francophones sont à un niveau très faible de capacité de lecture.
  • Ils ne reconnaissent dans un texte simple qu'un ou deux mots qui leur sont familiers.
  • Ils ne sont peut-être pas capables d'utiliser de l'information écrite pour prendre des décisions : par exemple, déterminer quelle quantité d'un médicament il faut donner à un enfant.
  • Un grand nombre de ces personnes se fient à leur excellente mémoire et ont recours à des stratégies astucieuses pour se tirer d'affaire, pour obtenir leur permis de conduire, par exemple.

Au niveau 2

  • 27 % des francophones ne peuvent déchiffrer que des textes écrits simplement et présentés clairement.
  • Pour eux, toute nouvelle lecture est éprouvante et les longs paragraphes de texte ininterrompu les découragent.
  • Ces personnes croient savoir lire, mais elles ont tendance à éviter de le faire à moins d'y être obligées.

Aux niveaux 3, 4 et 5

  • 48 % des francophones ont une capacité de lecture et de calcul suffisante pour répondre à la plupart des exigences quotidiennes.
  • Cependant, ils pourraient éprouver de la frustration face au jargon technique des manuels et autres documents.
  • De ces 48 %, 39 % se situent au niveau 3, un niveau de capacité de lecture convenable pour comprendre l'information qu'on trouve sur le marché au Canada et les avantages qu'on peut en retirer. Les 9 % des Canadiens francophones qui restent, correspondent aux niveaux 4 et 5 ; ils ont la capacité nécessaire à la compréhension d'imprimés complexes.

Pour en connaître davantage à propos des statistiques : Statistique Canada, Développement des ressources humaines Canada et Secrétariat national à l'alphabétisation, Lire l'avenir : un portrait de l'alphabétisme au Canada, septembre 1996.